Priscolaires Illkirch

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Le Vivre ensemble et la citoyenneté

Dès le plus jeune âge l’enfant doit sortir du cercle familial pour intégrer de nouveaux groupes.
Les règles qui régissent les groupes sociaux plus larges peuvent différer. Si l’enfant est attaché au cadre qu’il a découvert en famille, il va devoir s’adapter à un cadre nouveau, ce qui peut s’avérer difficile et perturbant.

De plus l’enfant sorti du cercle familial va évoluer à travers de nombreux cercles avec des valeurs et des codes différents parfois contradictoires.

Ce cheminement à travers ces cercles permet à l’enfant de se construire une identité sociale et une capacité à interagir avec les autres. Pour ne pas s’y perdre il est important d’avoir des repères, des valeurs et des modèles d’échanges sociaux efficaces et pouvant être valorisées, à tous les niveaux de la société.

Ecoutons les s’exprimer
Dans notre société la parole de l’enfant n’est que très rarement écoutée et pourtant, il a tant de choses à dire, il a des avis sur tout.
Pourquoi ne l’écoute on pas, parce qu’on dit qu’il est trop petit, qu’il ne peut pas comprendre, qu’il ne devrait pas s’intéresser aux problèmes des grands.
Ne pas le considérer, l’écouter lui donnera déjà une mauvaise image de la société. Lui permettre d’exprimer son avis sur des problèmes de grands au contraire, lui donnera envie de grandir.

Il faut désapprendre les « mauvaises valeurs »
Compétition à outrance, loi du talion, valorisation du vulgaire. Nombreux enfants, confrontés à ces comportements, les reproduisent, les transformant en valeur nécessaire pour s’intégrer où paraître plus grand qu’ils ne le sont.
Ce sont avant tout ces tendances nuisibles au vivre ensemble qu’il faut désapprendre pour le bien de l’enfant en lui montrant que le respect lui apportera bien plus que ces dernières.
Eriger en repère le respect, la solidarité, la coopération, la tolérance, permettront à l’enfant de poser une nouvelle lumière sur le monde qui l’attend. Monde qui peut paraitre effrayant, labyrinthesque et menaçant…

Un outil : le conseil d’enfants
Le conseil est un temps d’une vingtaine de minutes qui a lieu les mardis et vendredis avant le temps d’activité.
La plupart des décisions y sont prises par vote. Le conseil est un outil qui permet de responsabiliser les enfants. Il donne aux enfants un pouvoir et une capacité de décision en tant que groupe ainsi qu’un réel sentiment de pouvoir être écouté.

C’est un outil de régulation de groupe qui favorise un meilleur vivre ensemble mais aussi une meilleur compréhension du vivre ensemble. Il permet aux enfants de comprendre qu’ils peuvent s’exprimer avec respect même lorsqu’ils ont des reproches à faire.

C’est aussi un outil qui permet d’être sensibilisé à la notion de citoyenneté. Les actions du membre d’un groupe affectent le groupe et inversement les actions et décisions du groupe ont un effet sur les individus qui en font partie. Chacun de ces individus a donc une responsabilité par rapport au groupe.

Il permet de rendre le groupe d’enfants « co-auteur » de son périscolaire, en proposant la modification du règlement interactif et évolutif qui est mis en place. A chaque conseil des règles peuvent disparaitre, apparaitre ou êtres modifiées tant que l’action a une justification discutée en groupe. Cela peut aussi impacter le fonctionnement du périscolaire.

La désignation des délégués du conseil permet de se mettre au service du groupe et d’être valorisé pour ça. C’est le délégué du conseil qui anime ce temps et donne la parole, épaulé au besoin des animateurs. Les enfants, afin de tous pouvoirs remplir ce rôle, se portent volontaire en déposant leur nom dans une urne. Toutes les deux semaines un nouveau nom est tiré et retiré de l’urne définitivement. Le délégué du conseil s’entoure de trois aides, deux enfants l’aideront à réguler le conseil en désignant les « gêneurs », un autre prendra des notes des décisions prises.

A qui le rôle ?
C’est aux parents naturellement d’éduquer leurs enfants avec des valeurs positives, lui permettant de devenir un citoyen intelligent et respectueux dans sa manière d’interagir avec le monde et les gens qui l’entoure.

Seulement à l’école, dans la cour de récréation, au centre de loisir, les parents ne sont pas là. Les instituteurs ont des savoirs à apporter, un programme à respecter et très peu de temps pour l’éducation sociale et citoyenne.

Alors si le périscolaire ne se saisit pas de ce rôle nécessaire qui le fera ?

Un travail en transversalité avec l’école

Pour pouvoir mener une réelle action à partir des constats opérés sur le vivre ensemble. Il faut d’abord être conscient du pourcentage faible d’enfants inscrits au périscolaire. A l’école du Nord, ce pourcentage représente a peu près un cinquième du total des enfants inscrits à l’école.

Le fait d’agir pour un enfant en l’amenant à utiliser dans un conflit qui l’opposerait à un autre des valeurs de respect et de non violence aura un impact très faible si l’autre enfant l’insulte en retour, le frappe ou le ridiculise pour ses valeurs.

Il va donc être essentiel de parvenir à toucher un public plus large que celui du seul périscolaire et pour cela il faudra travailler main dans la main avec l’école. Le périscolaire sera nécessairement amené à intégrer cela dans un projet d’animation qui interviendra possiblement sur des temps de classes et certainement sur des temps de récréation.

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Projet Vivre ensemble